Arrondissement de Strasbourg-Ville, Francia
Following the return of PE to the Ministry of National Education in 1981, the subject was reorganised to fully address the challenges facing schools in combating academic failure and inequality. During this transitional period, the Créteil education authority appeared to be a vector of innovation, aiming to develop teachers’ professional practices regarding student diversity. Based primarily on the analysis of interviews conducted with Annick Davisse and her close collaborators in the 1980s and 1990s, this paper aims to highlight the emergence of what is commonly called the “Créteil movement”. Its deployment at the academic level, which led to the development of an innovative teaching approach, was made possible by the creation of a network of professionals in the field initiated by Annick Davisse, thereby extending beyond the framework of the fight against gender inequality in PE.
À la suite du retour de l’EPS sous le giron du ministère de l’Éducation nationale en 1981, la discipline se réorganise et doit désormais pleinement répondre aux enjeux scolaires de lutte contre l’échec scolaire et les inégalités. Dans cette période de transition, l’académie de Créteil apparaît comme vectrice d’innovation afin de faire évoluer les pratiques professionnelles des enseignantes et des enseignants dans la prise en compte de la diversité des élèves. Partant principalement de l’analyse d’entretiens menés avec Annick Davisse et ses proches collaborateurs pendant les années 1980 et 1990, l’objectif de cette contribution est de mettre en lumière la naissance de ce que l’on appelle couramment le « courant de Créteil ». Son déploiement à l’échelle académique, qui aboutit au développement d’une démarche didactique innovante, est permis par la constitution d’un réseau de professionnels de terrain qui est initié par Annick Davisse, dépassant ainsi le cadre de la lutte contre les inégalités de sexe en EPS.