La sentencia 2/2026, dictada por la Sala de lo Civil del Tribunal Supremo reflexiona sobre el asesoramiento jurídico-laboral prestado por un Sindicato a sus afiliados. Considera que entre las obligaciones derivadas del pago de las cuotas de afiliación al sindicato, no se incluía la asistencia letrada en vía judicial, salvo que la asesoría estuviera integrada y formara parte de la organización sindical. Si, por el contrario, esa función ha sido encomendada a un Despacho ajeno, la externalización comporta que surge un arrendamiento de servicios entre los trabajadores y los profesionales, por lo que no cabe apreciar responsabilidad contractual del sindicato. Por todo ello, la Sala concluye que, aunque la asesoría jurídica del sindicato, en la persona encargada de llevar el procedimiento ante el Juzgado de lo Social, cometió un error, al no presentar la demanda o escrito dentro del plazo de caducidad, las consecuencias de dicho error, determinantes de la imposibilidad de reclamar las deudas salariales, no pueden imputarse al sindicato. Será el profesional quien, por su preparación, titulación o competencia, deba responder. La mera remisión a un despacho profesional es insuficiente para apreciar una relación de causalidad por los daños derivados de la mala praxis de los profesionales. Consecuencia de lo anterior es, también, que la reclamación de responsabilidad puede dirigirse frente al Sindicato solo cuando su propia estructura sea quien asume esas tareas de asesoramiento. En tales casos habría que acudir ante la propia jurisdicción social para determinar si existen daños y perjuicios reclamables.
L'arrêt n° 2/2026, rendu par la Chambre civile de la Cour suprême, examine la question du conseil juridique et social fourni par un syndicat à ses adhérents. Il estime que parmi les obligations découlant du paiement des cotisations syndicales, l'assistance juridique devant les tribunaux n'était pas incluse, sauf si ce service de conseil était intégré et faisait partie de l'organisation syndicale. Si, au contraire, cette fonction a été confiée à un cabinet externe, cette externalisation implique la conclusion d'un contrat de prestation de services entre les travailleurs et les professionnels, de sorte qu'il n'y a pas lieu de retenir la responsabilité contractuelle du syndicat. Pour toutes ces raisons, la Chambre conclut que, bien que le service juridique du syndicat, en la personne chargée de mener la procédure devant le tribunal social, ait commis une erreur en ne déposant pas la requête ou l'acte de procédure dans le délai de forclusion, les conséquences de cette erreur, qui ont rendu impossible la réclamation des créances salariales, ne peuvent être imputées au syndicat. C'est le professionnel qui, en raison de sa formation, de ses qualifications ou de ses compétences, doit répondre. Le simple renvoi vers un cabinet professionnel est insuffisant pour établir un lien de causalité pour les dommages résultant de la faute professionnelle des professionnels. Il en résulte également que l'action en responsabilité ne peut être intentée contre le syndicat que lorsque c'est sa propre structure qui assume ces missions de conseil. Dans de tels cas, il conviendrait de saisir la juridiction sociale compétente afin de déterminer s'il existe un préjudice donnant lieu à réparation.