Les systèmes de gestion intégrés apparaissent d'une éblouissante modernité. Fondés sur les technologies les plus avancées et promouvant les meilleures pratiques, ils en présentent, il est vrai, toutes les apparences. Mais les apparences seulement ; comme dans l'art pictural du trompe-l'oeil. A l'instar de l'effet produit par l'image de synthèse, si l'il est trompé, c'est qu'il croit voir, non pas la réalité, mais une photographie de la réalité : le SGI reproduirait l'entreprise réelle dans sa modernité. Malgré les efforts pour transformer cette réalité (via le Business Process Reengineering), rendre l'original conforme à la copie et se rapprocher ainsi du modèle idéal (?) formalisé dans le progiciel, cette prétention rencontre d'évidence d'importantes limites.