En suivant les traces des achats faits à Rome par Gabriel Naudé, qui y était en quête de volumes pour la bibliothèque personnelle de son patron, le cardinal Jules Mazarin, on découvre qu’il lui arriva d’enrichir sa propre collection avec des manuscrits provenant des ducs d’Altemps, parmi lesquels se trouvaient ceux qui avaient appartenu aux cardinaux Guillaume Sirlet et Marcel Cervini : plus de la moitié des volumes grecs de Naudé révèle cette provenance et a apporté à la Bibliothèque nationale de France, où la collection se trouve encore aujourd’hui parmi les Parisini graeci, un bon nombre de copies grecques sur papier datant de la première moitié du xvie siècle.