Après plusieurs années d’une reprise hésitante, sur fond de croissance mondiale ayant atteint en 2016 son taux le plus faible depuis 2009, certains signes d’amélioration ont commencé à poindre. Les échanges et la production manufacturière, partant d’un niveau très bas, se sont accélérés, aidés en cela par une hausse plus vigoureuse de la demande intérieure en Asie et en Europe, et dans le secteur privé, la confiance s’est affermie. Cependant, les incertitudes d’ordre politique restent fortes, la confiance dans les gouvernants s’est érodée, la hausse des salaires reste modeste, les inégalités sont toujours présentes et des déséquilibres et vulnérabilités subsistent sur les marchés de capitaux. Dans ce contexte, le PIB mondial devrait selon les prévisions s’inscrire cette année en hausse modeste, à 3 ½ pour cent , grâce à une remontée de l’intensité des échanges et de l’investissement et à une amélioration des résultats de plusieurs grands producteurs de matières premières. Seule une légère amélioration est attendue pour 2018, qui porterait la hausse du PIB mondial à 3.6 %. Le surcroît de tensions sur les marchés du travail et des produits devrait être modeste, et l’inflation va probablement rester de ce fait en demi-teinte dans les grandes économies, pour autant que les prix des produits de base ne continuent pas d’augmenter.