L’économie mondiale a affiché une embellie au cours de l’année écoulée. Dans la plupart des pays, les indices de confiance, la production industrielle, les principaux indicateurs de l’emploi et les échanges transfrontaliers sont repartis à la hausse. Cette expansion conjoncturelle encore modeste reste toutefois trop peu robuste pour asseoir une amélioration durable de la production potentielle ou contribuer à réduire des inégalités persistantes. Les risques liés aux vulnérabilités financières pourraient se matérialiser en cas de chocs au niveau de l’action publique ou d’ordre géopolitique. En comparaison à la moyenne obtenue pour les deux décennies antérieures à la crise, période pendant laquelle des anticipations avaient été fixées, la croissance du PIB par habitant dans la zone OCDE accuse toujours un retard de plus de ½ point de pourcentage, et la croissance mondiale, qui devait légèrement dépasser 3 ½ pour cent d’ici à 2018, est aussi à la traîne. En un mot, l’économie mondiale se porte mieux, mais pas assez bien pour améliorer durablement le bien-être des citoyens.