Si nous vivions dans un monde inscrit sous la loi de la simultanéité, remonter ou retenir le temps ne constituerait pas une question pertinente. Seulement, la loi de notre monde - à l'échelle de l'homme en tout cas - est bien celle de la non-simultanéité. C'est pourquoi les sociétés ont toutes inventé des réponses à cette contrainte. La nôtre propose, et c'est nouveau, des machines, non à remonter mais à retenir le temps, parce qu'elles retiennent la lumière ou l'information : photographie et informatique. Esquisse d'une anthropologie de ces technologies de l'information et de la communication.