L'arrêt de la Cour de cassation du 4 novembre 2010 avait mis fin au refoulement de la responsabilité du fait des choses dans les compétitions sportives et en même temps porté un coup sévère à la théorie de l'acceptation des risques. Celui rendu le 14 novembre 2013 par la cour d'appel de Lyon dans un litige entre deux coureurs cyclistes n'a pas de quoi les rassurer. En effet, il réactive la théorie de l'acceptation des risques non pas pour refouler l'article 1384, alinéa 1 du code civil mais, au contraire, pour en faciliter l'application en écartant la faute de la victime que lui opposait le coureur ayant provoqué sa chute.