Cet article présente la thèse selon laquelle les institutions et les organisations internationales ne peuvent se contenter d’une conception rétributiviste de la justice pénale. Les crimes internationaux, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont des crimes qui touchent des collectivités et exigent une réparation du lien social. La justice réparatrice sert cet objectif sans marginaliser les offenses commises. Elle est ici défendue sur la base d’une conception de la responsabilité collective qui va dans deux directions : de la communauté internationale aux accusés et des accusés vers la communauté internationale.