While the literature mainly focuses on pollution emissions originating from production or consumption, the present paper aims, in light of recent empirical evidence, to study competitive equilibrium when pollution originates from leisure-related consumption. To this end, we develop a simple competitive Ramsey-Cass-Koopmans economy with endogenous labour supply, in which a pollution externality, viewed as a pure flow, is generated jointly by leisure and consumption through a complementary relationship. Moreover, pollution affects the economy by reducing both household utility and the marginal utility of consumption (i.e., the so-called distaste effect). This simple framework generates several interesting results. In particular, we show that when pollution originates solely from consumption, the economy possesses a unique steady state that is saddle-path stable. By contrast, when pollution is jointly generated by consumption and leisure, two steady states coexist: a leisure-intensive one and a labour-intensive one. The former is locally saddle-path stable, whereas the latter is locally indeterminate. This result contrasts with the existing literature, since local indeterminacy traditionally arises from a positive effect of pollution on the marginal utility of consumption (the so-called compensation effect).
Alors que la littérature se concentre principalement sur les émissions de pollution provenant de la production ou de la consommation, cet article vise, à la lumière de résultats empiriques récents, à étudier un marché économique où la pollution provient d’une consommation liée au loisir. A cette fin, nous développons une économie concurrentielle simple de type Ramsey-Cass-Koopmans avec offre de travail endogène, dans laquelle une externalité de pollution, considérée comme un flux pur, est générée conjointement par le loisir et la consommation à travers une relation de complémentarité. En outre, la pollution affecte l’économie en réduisant à la fois l’utilité des ménages et l’utilité marginale de la consommation, ce que la littérature désigne comme l’effet de dégoût. Ce cadre simple génère plusieurs résultats intéressants. En particulier, nous montrons que lorsque la pollution provient uniquement de la consommation, l’économie possède un unique état stationnaire qui est stable au sens du point selle. En revanche, lorsque la pollution est générée conjointement par la consommation et le loisir, deux états stationnaires coexistent : l’un intensif en loisir et l’autre intensif en travail. Le premier est localement stable au sens du point selle, tandis que le second est localement indéterminé. Ce résultat contraste avec la littérature existante, dans laquelle l’indétermination locale est traditionnellement associée à un effet positif de la pollution sur l’utilité marginale de la consommation, autrement dit à un effet de compensation.