En este artı́culo analizamos el uso de la primera persona, su lugar y su función en dos obras dedicadas a los mamı́feros marinos: “Danse avec les baleines” de Anne Collet (1998) y “Le retour de Moby Dick. Ou ce que les cachalots nous enseignent sur les océans et les hommes” de François Sarano (2017), con el fin de caracterizar las funciones discursivas de la subjetividad en la divulgación científica de orientación ecológica. Partimos de la hipó tesis de que la focalización interna y el empleo de la primera persona contribuyen a suscitar una experiencia “encarnada” en el lector, al facilitar el compartir la experiencia subjetiva del narrador, de acuerdo con el análisis de Weik von Mossner (2017). El análisis de los pronombres personales, en particular de las formas de primera persona y del pronombre “on”, muestra que, si bien estos textos pertenecen al discurso de la divulgación cientı́fica por su objetivo de difusión del conocimiento, persiguen asimismo otras finalidades esenciales, que varı́an según los autores. Estos usos buscan transmitir el asombro ante el mundo marino, reconstruir el recorrido personal y cientı́fico de los investigadores-escritores, e incitar al lector a una toma de conciencia e incluso a la acción ecológica. Estos resultados sugieren que la objetividad reivindicada por el discurso cientı́fico no excluye una subjetividad asumida, especialmente en el ámbito de la divulgación cientı́fica con finalidad ecológica.
In this article, we examine the use of the Uirst person, its place and its role in two works devoted to marine mammals: “Danse avec les baleines” by Anne Collet (1998) and “Le retour de Moby Dick. Ou ce que les cachalots nous enseignent sur les océans et les hommes” by François Sarano (2017), with the aim of characterizing the discursive functions of subjectivity in ecological popular science writing. We hypothesize that internal focalization and the use of the Uirst person contribute to generating an “embodied” experience for the reader by facilitating the sharing of the narrator’s subjective experience, in line with Weik von Mossner’s analysis (2017). The analysis of personal pronouns, particularly Uirstperson forms and the pronoun on, shows that while these texts do belong to the discourse of scientiUic popularization through their aim of disseminating knowledge, they also pursue other essential purposes, which vary according to the author. These uses seek to convey a sense of wonder at the marine world, to retrace the personal and scientiUic trajectories of the researcher-writers, and to encourage the reader’s awareness and even ecological action. These Uindings suggest that the objectivity claimed by scientiUic discourse does not exclude an assumed subjectivity, especially in ecological popular science writing.
Dans cet article, nous nous intéressons à l’usage de la première personne, à sa place et à son rô le dans deux ouvrages consacrés aux mammifères marins: “Danse avec les baleines” d’Anne Collet (1998) et “Le retour de Moby Dick. Ou ce que les cachalots nous enseignent sur les océans et les hommes” de François Sarano (2017), en vue de caractériser les fonctions discursives de la subjectivité dans la vulgarisation scientiUique écologique. Nous faisons l’hypothèse que la focalisation interne et l’emploi de la première personne contribuent à susciter une expérience “incarnée” chez le lecteur, en facilitant le partage de l’expérience subjective du narrateur, conformément à l’analyse de Weik von Mossner (2017). L’analyse des pronoms personnels, notamment des premières personnes et du pronom “on,” montre que, si ces textes relèvent bien du discours scientiUique de vulgarisation par leur objectif de diffusion des savoirs, ils poursuivent également d’autres Uinalités essentielles, variables selon les auteurs. Ces usages visent à transmettre l’émerveillement face au monde marin, à retracer le parcours personnel et scientiUique des chercheurs-écrivains, et à inciter le lecteur à une prise de conscience, voire à l’action écologique. Ces résultats suggèrent que l’objectivité revendiquée par le discours cientiUique n’exclut pas une subjectivité assumée, particulièrement dans le cadre de la vulgarisation à visée écologique.