Madrid, España
Este artículo reflexiona sobre la convergencia entre los esfuerzos por la construcción de paz ambiental y la apuesta por una transición socioecológica justa en Colombia, postulando que ambas implican superar las estructuras de dominación propias del modelo extractivista que también están presentes en gran parte de Latinoamérica. A partir de un enfoque bottom-up, examina cómo las luchas de las comunidades étnicas han logrado la creación de un entorno jurídico favorable a la defensa del territorio y la naturaleza que, a su vez, permitió el reconocimiento del río Atrato como sujeto de derechos por la Corte Constitucional y la acreditación del territorio como víctima del conflicto armado ante la Jurisdicción Especial para la Paz, abriendo la puerta para que la protección de derechos y la implementación de mecanismos de reparación se realice desde un enfoque ontológico-relacional.
This article reflects on the convergence between efforts to build environmental peace and the commitment to a just socio-ecological transition in Colombia, arguing that both involve overcoming the structures of domination inherent in the extractivist model, which are also present in much of Latin America. Using a bottom-up approach, it examines how the struggles of ethnic communities have succeeded in creating a legal environment favourable to the defence of territory and nature, which, in turn, led to the recognition of the Atrato River as a rights-holder by the Constitutional Court and the accreditation of the territory as a victim of the armed conflict before the Special Jurisdiction for Peace, opening the door for the protection of rights and the implementation of reparation mechanisms to be carried out from an ontological-relational perspective.
Cet article propose une réflexion sur la convergence entre les efforts visant à construire la paix environnementale et l'engagement en faveur d'une transition socio-écologique juste en Colombie, en avançant que ces deux démarches impliquent de dépasser les structures de domination propres au modèle extractiviste, qui sont également présentes dans une grande partie de l'Amérique latine. À partir d'une approche ascendante, il examine comment les luttes des communautés ethniques ont permis la création d'un environnement juridique favorable à la défense du territoire et de la nature, ce qui a, à son tour, conduit à la reconnaissance du fleuve Atrato comme sujet de droits par la Cour constitutionnelle et à la reconnaissance du territoire comme victime du conflit armé devant la Juridiction spéciale pour la paix, ouvrant ainsi la voie à une protection des droits et à la mise en œuvre de mécanismes de réparation fondés sur une approche ontologique et relationnelle.