The challenges posed by nature in cities are specific, given not only the global decline in biodiversity, but also of climate change, which increases human dependence on certain ecosystem services. This issue calls into question the fundamental distinctions that differentiate nature from the artificial and underpin the legal protection of nature. The urban environment, by definition anthropized, diverges from an idealized model of wilderness. Considering the legal protection of biodiversity in cities may involve rethinking a framework based on species categorizations and adopting management measures founded on a relational approach within the framework of the ethics of neighborliness.
La nature en ville est porteuse d’enjeux spécifiques, dans le contexte du déclin global de la biodiversité, mais aussi des changements climatiques, qui accentuent la dépendance des humains à certains services écosystémiques. Cet enjeu interroge cependant les distinctions paradigmatiques qui différencient le naturel de l’artificiel, et qui fondent la protection juridique de la nature. Le milieu urbain, par définition anthropisé, s’écarte en effet d’un modèle idéalisé de la nature sauvage. Penser la protection juridique de la biodiversité en ville peut impliquer de revenir sur un cadre construit sur une catégorisation par espèces, et d’envisager une conception des mesures de gestion basée sur une approche relationnelle, dans le cadre de l’éthique du voisinage.