Criticizing a naturalistic and dualistic approach in environmental law, this contribution explores a relational approach to qualify and legally protect, the links between humans and non-humans. This approach is presented both as an epistemic tool and a legal method, applicable in concrete situations such as animistic relationships with Indigenous communities or the struggles of zadist collectives. The relational prism is then applied to the dematerialization of seeds within international agro-biodiversity law. Concerned with the need for an ontological diplomacy in international law, the relational approach is advanced as an argument to address the ruptures caused by dematerialization, which erase traditional knowledge and spiritual, social, and cultural relationships with seeds.
Critique d’une approche naturaliste et dualiste dans le droit de l’environnement, cette contribution explore une approche relationnelle pour qualifier et protéger par le droit les liens entre humains et non-humains. L’approche est présentée comme un outil épistémique et une méthode juridique, pouvant être reprise dans des situations concrètes telles que les relations animistes avec les communautés autochtones ou les luttes des collectifs zadistes. Le prisme relationnel est ensuite appliqué à la dématérialisation des semences dans le droit international de l’agrobiodiversité. Soucieux d’une ouverture du droit international à une diplomatie ontologique, le geste relationnel est avancé pour lutter contre les ruptures causées par la dématérialisation, effaçant savoirs traditionnels et relations spirituelles, sociales et culturelles avec les semences.