This article analyzes the effect of economic diplomacy on the allocation of official development assistance (ODA) from G7 countries to African countries. Using a gravity model over the period 2005-2019, the results show that economic diplomacy increases the volume of development aid received by an average of 50.3 %. When accounting for specific instruments of economic diplomacy, embassies are found to have stronger effects than consulates. In addition, diplomatic representations with a specific focus attract more development aid than those with multiple focuses. The results are robust to aid typology, sample distribution by geographical region of the beneficiary countries and income level, alternative estimators, and the individual consideration of G7 countries (donors). Based on these findings, African countries should further expand their diplomatic networks, particularly embassies in G7 countries, in order to attract a larger share of ODA, which is necessary to achieve their development objectives.
Cet article analyse l’effet de la diplomatie économique sur l’allocation de l’aide publique au développement (APD) par les pays du G7 [1] aux pays africains. En utilisant un modèle de gravité sur la période 2005-2019, les résultats révèlent que la diplomatie économique augmente le volume d’aide au développement reçu de 50,3 % en moyenne. En tenant compte des instruments spécifiques de la diplomatie économique, il ressort que les ambassades ont des effets plus importants que les consulats. De plus, les représentations avec un focus particulier attirent le plus l’aide au développement que les représentations avec un focus multiple. Les résultats sont robustes à la typologie de l’aide, à la distribution de l’échantillon selon la région géographique des pays bénéficiaires, au niveau de revenu, aux estimateurs concurrents, et à la prise en compte individuelle des pays du G7 (donateurs). D’après les résultats obtenus, les pays africains doivent déployer davantage leurs réseaux diplomatiques, en particulier les ambassades dans les pays du G7, afin d’attirer une plus grande partie de l’APD, nécessaire pour atteindre leurs objectifs de développement.