In this study, we use macro-CGE simulation and a theoretical model combined with econometric estimations to evaluate the gender-specific impact of the Russia-Ukraine war on the South African economy. We compute gender-differentiated equivalence scales to convert shared household consumption into its private equivalent to account for disparities in resource allocation. We analyse data from the National Income Dynamics Study 2017 to estimate changes in women’s employment, consumption, food poverty, lower and upper poverty bounds and income distribution. Our findings are five-fold: First, women accounted for 58 percent of jobs lost. Second, men’s per capita food spending fell by 0.81 percent while that of women by 1 percent. Third, more rural women were affected than rural men. Fourth, Coloured and Black African women were the most affected in terms of food poverty. Finally, inequality among rural women increased more than among rural men, while inequality in urban areas decreased for both genders.
Dans cette étude, nous mobilisons un modèle d’équilibre général calculable, un modèle théorique et des estimations économétriques afin d’évaluer l’impact du conflit russo-ukrainien sur l’économie sud-africaine selon le genre. Des échelles d’équivalence spécifiques au sexe sont élaborées afin de convertir la consommation collective des ménages en consommation privée équivalente, de manière à intégrer les différences dans l’allocation des ressources. A partir des données du National Income Dynamics Study de 2017, nous estimons les changements dans l’emploi, la consommation, la pauvreté alimentaire, les bornes inférieure et supérieure de la pauvreté et la distribution des revenus. Les résultats indiquent que les femmes sont particulièrement affectées: elles représentent 58 % des pertes d’emploi, et leurs dépenses alimentaires par tête ont reculé davantage que celles des hommes (1 % contre 0,81 %). Les femmes rurales sont plus touchées que leurs homologues masculins, et parmi les différents groupes de population, les femmes Coloured et Black African apparaissent comme les plus vulnérables en matière de pauvreté alimentaire. En outre, les inégalités se sont plus fortement accrues au sein de la population féminine rurale que parmi les hommes ruraux, tandis que, dans les zones urbaines, l’inégalité a diminué pour les deux sexes.