La protección ambiental contemporánea se desarrolla en un espacio de tensión permanente entre Estado y Territorio, una fricción estructural que revela la dificultad de articular un modelo coherente de gobernanza ecológica. De este modo, a lo largo de la presente investigación se lleva a estudio la realidad territorial emanada de la contradicción profunda entre el Estado constitucional y el Estado jurisprudencial en materia ambiental. Por un lado, la Constitución configura el medio ambiente como un principio rector, orientador de la acción pública pero carente de una operatividad directa que permita garantizar su cumplimiento efectivo. Por otro, la inacción o insuficiencia legislativa ha impulsado la consolidación de un Estado jurisprudencial de Derecho, en el que los tribunales asumen un papel fundamental para suplir vacíos normativos y asegurar la tutela ambiental. Esta deriva genera una quiebra de la unidad del Derecho y acentúa desigualdades territoriales, pues la respuesta judicial no siempre es homogénea y depende de la sensibilidad, los criterios y la intensidad de control de cada órgano jurisdiccional. La arquitectura jurisprudencial del medio ambiente en España, construida a lo largo de décadas, muestra así una evolución marcada por avances significativos, pero también por contradicciones internas y efectos ambivalentes sobre el sistema constitucional, que ve desplazados algunos de sus equilibrios clásicos entre poderes. En este contexto, la Evaluación de Impacto Ambiental se convierte en un instrumento tensionado: su diseño teórico aspira a integrar racionalidad ecológica en la toma de decisiones, pero su práctica revela fricciones entre desarrollo, protección y ordenación del territorio. Finalmente, la Geografía Política del medio ambiente invita a una lectura interdisciplinar del conflicto, donde el Derecho se entrelaza con la Geografía, la Economía y la Política Territorial, mostrando que la sostenibilidad no es solo un objetivo normativo, sino un espacio de disputa estructural entre modelos de Estado y formas de habitar el territorio.
Contemporary environmental protection unfolds within a context of constant tension between the State and local territories, a structural friction that reveals the difficulty of articulating a coherent model of ecological governance. Thus, this research examines the territorial reality stemming from the profound contradiction between the constitutional State and the jurisprudential State in environmental matters. On the one hand, the Constitution establishes the environment as a guiding principle for public action, but lacks direct operational mechanisms to guarantee its effective implementation. On the other hand, legislative inaction or insufficiency has fostered the consolidation of a jurisprudential rule-of-law state, in which the courts assume a fundamental role in filling regulatory gaps and ensuring environmental protection. This trend leads to a breakdown in the unity of the law and exacerbates territorial inequalities, as the judicial response is not always uniform and depends on the sensitivity, criteria, and level of oversight of each court. The jurisprudential architecture of environmental law in Spain, built over decades, thus shows an evolution marked by significant progress, but also by internal contradictions and ambivalent effects on the constitutional system, which sees some of its classic balances of power shifted. In this context, Environmental Impact Assessment becomes a fraught instrument: its theoretical design aims to integrate ecological rationality into decision-making, but its practice reveals frictions between development, protection, and land-use planning. Finally, the Political Geography of the environment invites an interdisciplinary reading of the conflict, where Law intertwines with Geography, Economics, and Territorial Policy, showing that sustainability is not only a normative objective but also a space of structural dispute between models of the State and ways of inhabiting the territory.
La protection de l'environnement contemporaine s'inscrit dans un contexte de tension constante entre l'État et les territoires locaux, une friction structurelle qui révèle la difficulté d'articuler un modèle cohérent de gouvernance écologique. Cette recherche examine donc la réalité territoriale issue de la profonde contradiction entre l'État de droit constitutionnel et l'État de droit jurisprudentiel en matière environnementale. D’une part, la Constitution érige l’environnement en principe directeur de l’action publique, mais ne prévoit aucun mécanisme opérationnel direct pour en garantir la mise en œuvre effective. D’autre part, l’inaction ou l’insuffisance du pouvoir législatif a favorisé la consolidation d’un État de droit jurisprudentiel, où les tribunaux jouent un rôle fondamental pour combler les lacunes réglementaires et assurer la protection de l’environnement. Cette tendance engendre une rupture de l’unité du droit et exacerbe les inégalités territoriales, la réponse judiciaire n’étant pas toujours uniforme et dépendant de la sensibilité, des critères et du niveau de contrôle propres à chaque juridiction. L’architecture jurisprudentielle du droit de l’environnement en Espagne, construite sur plusieurs décennies, présente ainsi une évolution marquée par des avancées significatives, mais aussi par des contradictions internes et des effets ambivalents sur le système constitutionnel, dont certains équilibres classiques entre pouvoirs sont bouleversés. Dans ce contexte, l’évaluation d’impact environnemental devient un instrument complexe : sa conception théorique vise à intégrer la rationalité écologique dans la prise de décision, mais sa pratique révèle des frictions entre développement, protection et aménagement du territoire. Enfin, la géographie politique de l’environnement invite à une lecture interdisciplinaire du conflit, où le droit s’entremêle à la géographie, à l’économie et à la politique territoriale, montrant que la durabilité n’est pas seulement un objectif normatif, mais aussi un espace de conflit structurel entre les modèles d’État et les modes d’occupation du territoire