Estados Unidos
The study examines how national language policies in Ukraine shape English proficiency requirements for academics and evaluates whether their current language levels adequately support international research publishing. Through analysis of policy documents, sociological survey data and findings from empirical studies, this paper investigates institutional English-language proficiency requirements and their alignment with researchers’ needs. The results show that while Ukraine has implemented comprehensive policies promoting English in academia, including mandatory B2 level for most academic degrees and positions, the average Ukrainian researcher’s proficiency remains at the A2–B2 level. This gap between policy requirements and actual proficiency levels significantly impacts researchers’ ability to publish internationally. The analysis reveals that even though required B2 proficiency enables basic academic communication, successful research publishing requires C1/C2 level skills for navigating complex international academic discourse. The study argues that the uniform B2 requirement across all academic positions fails to address the varying linguistic demands. The findings also highlight the necessity of developing consistent national English-language proficiency assessment standards and implement more differentiated, discipline-specific language requirements. The research can inform policy revisions entailed by the development of targeted language support programmes. Further research should focus on conducting detailed language needs analyses across academic disciplines, developing domain-specific resources and scaffolding. This would enable institutions to better support Ukrainian scholars in meeting international academic standards and enhance their participation in global scholarly discourse. This article was published open access under a CC BY licence: https://creativecommons.org/licences/by/4.0/ .
Cette étude examine comment les politiques linguistiques nationales en Ukraine influencent les exigences de compétence en anglais pour les universitaires, et évalue si leurs niveaux linguistiques actuels permettent réellement la publication dans des revues internationales. À partir de l’analyse de documents politiques, de données d’enquêtes sociologiques et d’études empiriques, cet article explore les exigences institutionnelles en matière de compétence en anglais et leur adéquation avec les besoins des chercheurs. Les résultats montrent que, bien que l’Ukraine ait mis en place des politiques ambitieuses pour promouvoir l’anglais dans l’enseignement supérieur, notamment l’exigence du niveau B2 pour la plupart des diplômes et postes académiques, le niveau moyen des chercheurs ukrainiens se situe entre A2 et B2. Ce décalage entre les exigences officielles et les compétences réelles nuit considérablement à leur capacité de publier au niveau international. L’analyse révèle que, si le niveau B2 permet une communication académique de base, la publication scientifique réussie nécessite des compétences de niveau C1/C2 pour maîtriser les subtilités du discours académique international. L’étude souligne que l’exigence uniforme du niveau B2 pour tous les postes ne tient pas compte des besoins linguistiques spécifiques selon les disciplines. Les résultats mettent également en lumière la nécessité d’élaborer des standards nationaux cohérents pour l’évaluation de la compétence linguistique, ainsi que d’adopter des exigences différenciées, adaptées aux disciplines. Cette recherche peut nourrir une révision des politiques en vue de programmes d’appui linguistique ciblés. Des recherches futures devraient porter sur une analyse approfondie des besoins linguistiques dans les différentes disciplines, la création de ressources spécifiques au domaine, et des dispositifs d’accompagnement. Cela permettrait aux institutions de mieux soutenir les chercheurs ukrainiens dans leur intégration aux normes académiques internationales et de renforcer leur participation au dialogue scientifique mondial.