Agadir, Marruecos
Morocco’s language politics demonstrates how the mismanagement of linguistic diversity in the political arena and educational sphere leads to language confusion instead of a consistent homogeneous language policy. The outcome is top-down decisions about the status, usage and promotion of national and foreign languages. Consequently, the official national languages and the English language are used as subordinate languages of instruction. The complex multilingual context made of Arabic, Berber and European languages is reduced to French monolingualism. This paper discusses the absence of a multilingual policy that reflects the sociolinguistic reality in Morocco. In the framework of linguistic citizenship, we put forward an alternative trilingual proposal where Standard Arabic is the primary language of instruction, regional languages (viz. Berber varieties and Hassani Arabic) are taught in the regions where they are in use, and either English or French is taught as a supporting foreign language. This article was published open access under a CC BY licence: https://creativecommons.org/licences/by/4.0/ .
La politique linguistique au Maroc démontre comment la gestion inadéquate de la diversité linguistique dans les sphères politiques et éducatives conduit à une anarchie linguistique au lieu d’une politique linguistique cohérente et homogène. Il en résulte des décisions imposées d’en haut concernant le statut, l’usage et la promotion des langues nationales et étrangères. Par conséquent, les langues nationales officielles et l’anglais sont utilisées comme langues d’enseignement subordonnées. Le contexte multilingue complexe, composé d’arabe, de berbère et de langues européennes, est réduit au monolinguisme français. Cet article examine l’absence d’une politique multilingue reflétant la réalité sociolinguistique du Maroc. Dans le cadre de l’approche de la citoyenneté linguistique, nous préconisons un trilinguisme alternatif où l’arabe standard est la langue d’enseignement principale, les langues régionales (à savoir les variétés berbères et l’arabe hassani) sont enseignées dans les régions où elles sont les langues natives, alors que l’anglais ou le français est enseigné comme langue étrangère d’appui.