Directive 2014/52/EU on the assessment of the effects of certain public and private projects on the environment, transposed into French law by the ruling of August 3, 2016, on the modification of the rules applicable to the environmental assessment of projects, plans, and programs, has expressly integrated the consideration of impacts on land. This article analyzes its effects, in particular through the annual reports of the French Environmental Authority. The results show that land is no longer considered solely in terms of the issues arising from the implementation of the “zero net land take” objectives. This results in a joint approach to the issues of space consumption and the preservation of soil functions in projects and planning documents.
La directive 2014/52/UE concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement, transposée en droit français par l’ordonnance du 3 août 2016 relative à la modification des règles applicables à l’évaluation environnementale des projets, plans et programmes, a intégré expressément la prise en compte des impacts sur les terres. Cet article propose d’analyser ses effets, à partir notamment des rapports annuels de l’Autorité environnementale. Les résultats montrent que la référence aux terres ne s’exprime plus que par le prisme de la mise en œuvre des objectifs du « zéro artificialisation nette » des sols. Il en découle une approche croisée inédite des enjeux de consommation de l’espace et de préservation des fonctions des sols à l’échelle des projets comme des documents de planification.