Drawn from the experience of a training course for library staff, this testimony questions the methods that libraries can use to counter misinformation through their collections. Libraries, traditionally perceived as places of validated knowledge, must guarantee the quality and reliability of their resources and educate citizens in critical thinking in the face of digital excess and fake news. This article looks at issues relating to acquisitions, the organization of collections and documentary mediation, as well as knowledge of the publishing and scientific world. Tools such as the pyramid of evidence and a library skepticometer are proposed, as well as a protocol to provide librarians with elements for reacting to fake news.
Tiré de l’expérience d’une formation pour le personnel de bibliothèques, ce témoignage interroge les méthodes que peuvent utiliser les bibliothèques pour contrer la désinformation à travers leurs collections. Les bibliothèques, traditionnellement perçues comme des lieux de savoirs validés, doivent garantir la qualité et la fiabilité de leurs ressources et éduquer les citoyennes et citoyens à l’esprit critique face à la surabondance numérique et aux fake news. L’article présente ainsi des questions liées aux acquisitions, à l’organisation des collections et à la médiation documentaire, ainsi qu’à la connaissance du monde éditorial et scientifique. Sont proposés des outils comme la pyramide des preuves et un scepticomêtre des bibliothèques, ainsi qu’un protocole pour que les bibliothécaires aient des éléments pour réagir face à une fake news.